Le non coté, une classe d’actifs au service de l’économie réelle
Des moteurs de performance servant à la diversification des portefeuilles.
L'essentiel en 4 points
- Le Private Equity consiste en une prise de participation du capital d'entreprises non cotées.
- L'objectif des fonds de Private Equity est de réaliser une plus-value lors de la revente de leur participations.
- La dette privée est un prêt rémunéré par des intérêts contractuels réguliers ou à l’échéance.
- Les investissement en infrastructure se découpent en approche brownfield et greenfield.
Le Private Equity
Le Private Equity, ou capital investissement, apporte les fonds nécessaires au développement d’entreprises, non cotées en bourse, en réalisant une prise de participation du capital. Au-delà du soutien financier, les sociétés de gestion de capital investissement jouent un rôle opérationnel essentiel, au travers d’un déploiement stratégique et de structuration dans l’objectif de création de valeur. Ainsi, au bout de quelques années, les fonds de Private Equity pourront réaliser une plus-value lors de la revente de leurs participations.
Le Private Equity se découpe en 4 segments, définis selon le stade de maturité des entreprises accompagnées. Chacun correspond à des perspectives de rendement et un niveau de risque différents.
- Capital risque (venture capital) : cette forme de Private Equity concerne les sociétés en phase de démarrage, qui misent sur leur approche innovante ou un avantage technologique pour s’imposer sur leur segment de marché. Si leur potentiel de croissance est élevé, les risques qu’elles ne tiennent pas leur objectif le sont tout autant. C’est donc le segment du Private Equity qui affiche le couple rendement/risque le plus élevé.
- Capital développement (growth capital) : ce type d’investissement concerne les entreprises qui ont déjà fait leurs preuves, et ont atteint la rentabilité. L’apport de capitaux doit leur permettre de passer à une nouvelle étape de leur développement (croissance organique ou externe, ouverture à l’international…).
- Capital transmission/LBO (Leverage buy out) : cette stratégie cible les entreprises arrivées à maturité, et prend place dans le cadre d’un changement de contrôle (familiale à un dirigeant ou à des tiers) Il s’agit d’apporter des capitaux aux entreprises en ayant recours à des fonds propres mais aussi à de la dette pour bénéficier de l’effet de levier.
- Capital retournement (+ volatil) : il concerne les sociétés confrontées à des difficultés. Le fonds de gestion procède à une prise de participation majoritaire, et son savoir-faire va lui permettre de restructurer et redresser l’entreprise avant de la céder.
Le Private Equity immobilier
Le capital investissement s’applique également au financement d’actifs immobiliers de toutes natures (bureaux, espaces commerciaux, structures de loisirs, résidentiel…). Selon la stratégie du fonds, il peut concerner des projets au stade du développement, des biens à rénover ou à réhabiliter, ou encore dont l’affectation va être repensée (par exemple des bureaux en habitation). L’objectif est d’améliorer le rendement de ces biens et de générer une plus-value lors de la cession de ces actifs immobiliers).
La dette privée
La dette privée permet aux entreprises de financer leur développement, au travers d’un prêt. Les modalités de remboursement et les clauses contractuelles peuvent être adaptées aux besoins de financement de l’emprunteur, elle lui apporte donc davantage de souplesse que les prêts bancaires. La dette privée est un titre de créance, qui sera rémunérée par des intérêts contractuels réguliers ou à l’échéance, et un remboursement à terme ou par annuités.
Plusieurs typologies de dette existent, caractérisées par la priorité de remboursement en cas de défaut de l’entreprise et le niveau de garanties.
- La dette senior est une dette qui s’apparente aux dettes bancaires. Elle bénéficie de garanties spécifiques et d’un remboursement prioritaire par rapport aux autres dettes (dites subordonnées), c’est donc la catégorie la moins risquée. Le remboursement se fait in fine.
- La dette mezzanine (ou dette junior) : il s’agit d’une dette subordonnée, le remboursement intervient après celui de la dette senior. Elle est fréquemment utilisée dans le cadre de montage financier de type LBO (Leverages Buy Out) qui permet l’acquisition d’une entreprise cible par endettement. Compte tenu d’une exposition au risque plus élevé, le rendement et la rémunération de cette dette est supérieur à celui de la dette senior.
- La dette unitranche combine la dette senior et la dette mezzanine, elle apporte de la flexibilité aux entreprises, qui n’ont qu’un seul interlocuteur pour leur prêt. La dette unitranche est remboursable in fine.
Les infrastructures
La classe d’actifs des infrastructures regroupe les équipements qui fournissent des services essentiels à notre société et constituent des piliers de l’économie moderne. Leur construction nécessite des capitaux qui ne peuvent plus être entièrement assumés par les États, d’où le recours au secteur privé pour assurer son financement.
Les infrastructures sont des actifs tangibles et résilients quels que soient la conjoncture. Il faut distinguer quatre grands secteurs :
- L’énergie et l’environnement : il peut s’agir d’installations pour le traitement et la valorisation des déchets, de réseaux d’eaux, de parcs éolien et solaire, de systèmes hydraulique...
- Le transport : ce secteur regroupe les aéroports, les réseaux routiers, les parkings, les installations de logistique, les transports urbains ou encore les ports.
- Les télécoms : les infrastructures concernent les centres de données, les réseaux de fibre ou encore les tours de télécommunications.
- Les équipements publics et sociaux : face à la croissance démographique et au vieillissement de la population, il s’agit de financer des équipements comme des hôpitaux, des écoles, des complexes sportifs ou encore des logements sociaux.
Les infrastructures sont des projets coûteux, dont la construction et la phase d’exploitation peuvent s’étaler sur plusieurs décennies. De ce fait, les investissements se découpent en deux approches :
- Brownfield : cette approche fait référence à des infrastructures déjà en exploitation, qui génèrent des revenus, mais qui doivent s’agrandir ou se moderniser. Comme les contrats d’exploitation courent sur plusieurs décennies, ces actifs génèrent des revenus stables et prévisibles. La durée d’investissement recommandée est de moyen terme, de l’ordre de 5 à 7 ans.
- Greenfield : cette approche concerne les infrastructures qui sont encore à l’état de projet ou en cours de construction. Du fait des aléas qui peuvent rencontrer ces projets et des délais avant leur mise en service, l’approche Greenfield expose à niveau de risque plus élevé que les projets brownfield. En contrepartie, le potentiel de valorisation est plus élevé. La durée d’investissement recommandée est de l’ordre de 10 ans.
À noter : les infrastructures présentent une faible corrélation avec les autres classes d’actifs, leur résilience est bienvenue dans le cadre d’une recherche de diversification. De plus, elles ajoutent de la stabilité à un portefeuille et permettent de lutter contre l’érosion monétaire les contrats d’exploitation étant fréquemment indexés sur inflation.
Avertissement : L’investissement dans des actifs non cotés présentent plusieurs risques parmi lesquels le risque de perte en capital partielle ou totale en cours de vie ou à l’échéance, le risque de liquidité. Cet investissement doit être adapté à la situation personnelle de chaque investisseur, à ses objectifs et horizons d’investissement, à sa tolérance au risque ainsi qu’à sa capacité à subir des pertes. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.

