26 janvier 2026

La stratégie diplomatique de Trump met les marchés à l’épreuve

 Au terme de cette semaine boursière close le vendredi 23 janvier 2026, les marchés financiers ont évolué dans un climat de nervosité palpable, illustré par un repli de 1,40 % du CAC40 qui s’établit désormais à 8 143 points. L’attention des investisseurs est restée captée par la stratégie diplomatique de Donald Trump concernant le Groenland, dont la soudaine désescalade et l'accord conclu avec l'Otan pour un accès permanent ont temporairement écarté la menace de droits de douane de 10 % sur les exportations européennes. 

 Évolution des marchés sur la semaine du 16/01/2026 au 23/01/2026 :

Sur le plan intérieur, la scène politique française demeure sous haute tension alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a une nouvelle fois sollicité l'article 49.3 pour faire adopter les volets du projet de loi de finances pour 2026, s'exposant ainsi à de nouvelles motions de censure prévues pour la semaine prochaine, tandis que le gouvernement maintient son objectif de déficit public à 5 %.

Les métaux précieux au sommet

Dans ce contexte d’incertitude, l’or s’est imposé comme l'actif refuge par excellence en bondissant de plus de 8 % pour atteindre un sommet historique à 4 967 dollars l’once, frôlant ainsi le seuil psychologique majeur des 5 000 dollars. Cette dynamique s'accompagne d'une performance remarquable des autres métaux précieux, l'argent physique affichant une progression de 38 % depuis le début de l'année et le platine s'appréciant de 27 %. Parallèlement, le secteur de l’énergie subit des pressions haussières fortes : le baril de Brent termine sur un gain hebdomadaire de 2,5 % à 65,7 dollars, le gaz naturel européen a vu ses cours s'envoler de 10 % pour dépasser les 40 EUR/MWh sous l'effet d'une vague de froid intense touchant le Texas et de stocks européens historiquement faibles.

À Wall Street, la saison des résultats a provoqué une sélectivité brutale, marquée par la chute de 17 % d'Intel et le recul de 11 % de Netflix, tandis que United Airlines a progressé de 3 % et Schlumberger a gagné 2 % après avoir dépassé les attentes avec un bénéfice de 78 cents par action. Malgré la volatilité des indices et le repli du Bitcoin de 4,4 % sous les 90 000 dollars, les fondamentaux macroéconomiques américains affichent une résilience avec une croissance du PIB révisée à 4,4 % au troisième trimestre et une inflation sous-jacente à 2,7 %.

Achevé de rédiger le 26/01/2026

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

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