Les doutes persistent autour des valeurs technologiques
L’hebdo boursier : semaine du 20/02/2026 au 27/02/2026
Le marché parisien confirme sa bonne dynamique avec une quatrième semaine consécutive de progression, permettant au CAC 40 d'atteindre de nouveaux sommets. Cette tendance s'appuie sur une saison de publications annuelles globalement solide, où la qualité de l'exécution opérationnelle est désormais davantage scrutée par les investisseurs que les simples effets d'annonce.
Évolution des marchés sur la semaine du 20/02/2026 au 27/02/2026 :
À l'inverse, Wall Street traverse une phase d'hésitation plus marquée malgré des résultats financiers qui demeurent élevés. Le titre Nvidia a notamment reculé de plus de 5 % le jour de sa publication, illustrant un changement de perception des opérateurs. Ces derniers s'interrogent désormais plus précisément sur la rentabilité concrète et le calendrier de retour sur investissement des dépenses massives liées à l'intelligence artificielle générative.
Cette prudence à l'égard du secteur technologique favorise une rotation sectorielle vers les valeurs dites « value » et les capitalisations moyennes, qui avaient été largement délaissées l'an dernier. Le Dow Jones et les indices européens affichent ainsi une meilleure tenue, tandis que le Nasdaq reste freiné par ces doutes structurels. Sur le plan macroéconomique, la situation américaine demeure sous surveillance étroite avec un rendement du Trésor à 10 ans qui reflue vers ses points bas de fin 2025, autour de 3,95 %. Une rupture de ce support technique pourrait ouvrir la voie vers les 3,60 %, signalant une anticipation de ralentissement plus marqué de l'activité. Tout l'enjeu de la semaine prochaine résidera dans le rapport sur l'emploi de février, qui devra confirmer si l'amélioration de janvier était durable.
Le nouveau choc géopolitique fait flamber les matières premières
Le compartiment des matières premières est désormais dominé par l'escalade militaire brutale au Moyen-Orient ce samedi. Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes préventives d'envergure contre des infrastructures stratégiques en Iran, ciblant des sites liés au programme nucléaire et balistique. Ces opérations, confirmées par l'administration Trump, mettent fin aux espoirs de détente diplomatique qui étaient portés par les négociations de Genève. En réaction, le baril de Brent s'est tendu pour terminer la semaine à 72 dollars, mais la menace de fermeture du détroit d'Ormuz laisse craindre une volatilité extrême dès l'ouverture des marchés lundi. Parallèlement, les stocks américains ont enregistré une hausse marquée de 16 millions de barils, une donnée physique qui pourrait temporairement limiter la hausse des cours mondiaux.
L'or renforce son rôle de valeur refuge face à ce chaos régional, s'établissant proche des 5 250 dollars l'once, soit un gain de 2,5 % sur la semaine. Sur le marché des devises, l'euro se maintient au-dessus de 1,18 dollar, tandis que le Bitcoin subit une correction et repasse sous les 66 000 dollars, pénalisé par une aversion soudaine pour le risque. Enfin, une nouvelle source de vigilance est apparue sur le marché du crédit privé avec la faillite de la société britannique Market Financial Solutions. Cet incident dans le secteur des prêts hypothécaires incite les opérateurs à une prudence accrue, par crainte d'éventuelles répercussions sur d'autres segments du crédit non régulé. L'instabilité géopolitique actuelle pourrait d'ailleurs exacerber ces tensions sur les conditions de financement globales.
Achevé de rédiger le 01/03/2026
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

