26 décembre 2025

Les marchés actions évoluent en ordre dispersé

L'hebdo boursier - semaines du 12/12/2025 au 26/12/2025

Les quinze derniers jours ont été marqués par une intense activité sur les marchés financiers, caractérisée par une forte volatilité géopolitique et une divergence macroéconomique croissante. La séquence a débuté mi-décembre par un regain d'optimisme prudent autour du conflit ukrainien, les États-Unis ayant fourni des garanties de sécurité à Kiev comparables à une adhésion à l'OTAN, ce qui a initialement fait chuter le Brent sous les 60 dollars le baril pour la première fois depuis 2021.

Toutefois, cet espoir a été rapidement tempéré par l'intransigeance affichée par Moscou sur la question territoriale, Vladimir Poutine rejetant les modifications au plan de paix américain. Cette incertitude persistante, couplée à la décision de Donald Trump d'imposer un blocus maritime au Venezuela, a finalement provoqué un rebond des cours pétroliers en fin de période, rappelant la fragilité de l'équilibre énergétique mondial.

Évolution des marchés sur les 2 semaines du 12/12/2025 au 26/12/2025

Parallèlement, l'or et l'argent ont confirmé leur statut de valeurs refuges incontournables, atteignant de nouveaux sommets historiques face aux craintes d'une dilution monétaire, exacerbées par la situation au Japon où le Yen reste sous pression malgré la hausse des taux directeurs de la Banque du Japon.

Sur le front macroéconomique, la vigueur de l'économie américaine a continué de surprendre les investisseurs, remettant en cause un scénario d'assouplissement monétaire agressif. Si l'inflation CPI de novembre a montré un ralentissement facial à 2,7 %, la prudence reste de mise en raison des distorsions liées au « shutdown », d'autant que la croissance du PIB au troisième trimestre a été révisée à la hausse à 4,3 %. Cette résilience de l'activité, associée à un marché de l'emploi qui se dégrade moins vite que prévu malgré des créations de postes en dents de scie, a maintenu les taux souverains américains sous tension, le 10 ans se stabilisant au-dessus de 4,15 %.

La fin d'un cycle

En Europe, la Banque centrale européenne a, sans surprise, laissé ses taux inchangés tout en relevant ses prévisions de croissance et d'inflation pour 2026, actant de facto la fin de son cycle d'assouplissement. Cette décision, couplée à la hausse des émissions de dette prévues en Allemagne et à l'impasse budgétaire persistante en France où l'adoption du budget est repoussée à 2026, a empêché une détente significative des rendements obligataires en zone euro, le spread OAT-Bund restant surveillé autour de 72 points de base.

Dans ce contexte complexe, les marchés d'actions ont évolué en ordre dispersé, tiraillés entre des catalyseurs sectoriels spécifiques et des vents contraires macroéconomiques. Le secteur de la santé a brillé, porté par des rumeurs d'accord sur le prix des médicaments aux États-Unis et surtout par l'envolée de Novo Nordisk fin décembre à la suite de l'approbation de son traitement anti-obésité oral. À l'inverse, le secteur technologique a montré des signes de fatigue, pénalisé par les doutes sur la rentabilité immédiate de l'intelligence artificielle, illustrés par la chute d'Oracle et les prises de bénéfices sur Nvidia, malgré les bons résultats de Micron qui confirment une demande forte mais sélective. 

Le secteur du luxe a également souffert, Nike décrochant de plus de 10 % après avoir averti sur ses marges et confirmé ses difficultés en Chine, un signal négatif qui a pesé sur l'ensemble du compartiment de la consommation discrétionnaire.

Achevé de rédiger le 29/12/2025

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

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